Chirurgie estomac

Chaque année en France plusieurs centaines de milliers de personnes ont recours à une chirurgie bariatrique.

Si comme elles vous vous questionnez et vous demandez si cela est adapté pour vous, voici un dossier pour mieux connaître et comprendre ce type de pratique, afin de savoir à qui elle peut s'adresser, ses risques et aussi vous apporter mon éclairage pratique utile à votre réflexion. 

 

Cette page est aussi destinée aux patients déjà opérés et qui recherchent un accompagnement diététique régulier et durable après une chirurgie récente ou datant de plusieurs années.

PROJET
Obésité et confinement

QU EST CE QUE LA CHIRURGIE DE L OBESITE ?


La chirurgie de réduction de l'estomac ou chirugie de l'obésité est aussi appelée "chirurgie bariatrique" dans le jargon médical. Elle recouvre deux types d’intervention qui peuvent être pratiquées : - soit une opération de restriction de l'estomac comme l'anneau gastrique dit AGA (anneau gastrique ajustable) ou la gastrectomie longitudinale nommée "sleeve gastrectomy". La gastroplastie verticale calibrée est de moins en moins pratiquée. - soit une opération dont le but est de créer une malabsorption intestinale : comme le bypass gastrique ou la dérivation biliopancréatique.




POURQUOI SE FAIRE OPERER ?


L'obésité entre dans le champ des maladies dites chroniques. Elle entraîne généralement des conséquences défavorables sur la santé : diabète, hypertension artérielle... En cas d'échec de prise en charge médicale, la chirurgie peut apparaître dans certains cas une solution puisque la perte de poids attendue est de l'ordre de 40 à 75 % de l’excès de poids.




QUELLES SONT LES CONDITIONS POUR SE FAIRE OPERER ?


La chirurgie de réduction de l'estomac peut être envisagée en dernier recours pour traiter l'obésité, alors définie comme une maladie chronique après que la personne ait tenté, sans succès, de perdre du poids dans le cadre d'une prise en charge médicale spécialisée de plusieurs mois comportant un suivi diététique, de l'activité physique et une prise en charge psychologique. La décision d’opérer est l’aboutissement de discussions lors des RCP (réunions de concertation pluridisciplinaire) entre le médecin traitant, le chirurgien, l’endocrinologue, le nutritionniste, le psychologue ou psychiatre. La chirurgie bariatrique est limitée aux personnes : - dont l' IMC (indice de masse corporelle - www.ameli.fr/assure/sante/themes/surpoids-adulte/calcul-imc-bilan-medical pour le calculer) est supérieur à 40 kg/m², ou supérieur à 35 kg/m² en cas de complication associée (par exemple diabète de type 2, HTA, syndrome d'apnée-hypopnée obstructive du sommeil) ; - dont l'âge est compris entre 18 et 60 ans ; - n’ayant pas de contre-indication d’ordre psychologique ; - dénuée de risque opératoire particulier.




QUELLE ALIMENTATION APRES L'OPERATION ?


L'alimentation des patients opérés est spécifique au choix de l'intervention et aux besoins particuliers de chacun. Elle porte sur la qualité (bien choisir ses aliments et adapter les textures au fil des semaines), la quantité (petits volumes) et donc la répartition des apports alimentaires. Au début, les portions sont très réduites (quelques cuillères à café puis peu à peu l'équivalent en volume d'un pot de yaourt), de plus il est important de séparer les aliments liquides des solides. Le temps passé à table s'allonge autour 3/4 d'heure à 1h pour nourrir convenablement le corps. Ce sont donc de nouvelles habitudes alimentaires qui doivent être mises en place, c'est pourquoi il est nécessaire de s'y préparer physiquement et psychologiquement par un accompagnement de plusieurs mois en pré-opératoire avec un travail approfondi sur le comportement alimentaire (comme les sensations alimentaires, les envies de manger, les émotions, les croyances alimentaires, la confiance en soi et l'estime de soi, les habitudes et les automatismes). La taille de l'estomac étant très réduite, une alimentation adaptée doit permettre aux besoins énergétiques et nutritionnels d'être correctement couverts pour éviter tout risque de déficit notamment protéiques ainsi que le maintien d'une hydratation suffisante. Le fractionnement des apports alimentaires sous forme de repas et de collations est indispensable pour fournir l'énergie utile au corps pour assumer ses journées et permettre la cicatrisation. L'accompagnement diététique basé sur le comportement alimentaire permet progressivement au patient de revenir à ses repères naturels (envies, plaisir, faim) et retrouver un rapport naturel sans contrôle de son alimentation.




QUELS SONT LES RISQUES ET LES CONSEQUENCES ?


Il me parait essentiel d'aborder aussi les risques et les conséquences liés à une intervention de réduction de l'estomac. - les risques opératoires : ils sont expliqués en consultation auprès du chirurgien et de l'anesthésiste, - les carences alimentaires : liées à des apports alimentaires et hydriques inadaptés et/ou à un défaut de prise des compléments alimentaires - les conséquences psychologiques : liées à la modification de l'image corporelle due à la perte rapide de poids et suscitant des remaniements (acceptation du nouveau corps, distorsion de l'image du corps avec une impression persistante d'habiter encore un "corps gros", affirmation de soi), changement de perception du corps ressenti (relations intimes, vie quotidienne), blessures du passé non résolues - l'activité physique délaissée : elle constitue pourtant un des piliers central pour un état de bien-être global de par ses effets sur le capital santé, sur la régulation des émotions perturbatrices, sur l'appropriation des nouvelles sensations corporelles, sur la forme physique donc sur la gestion de ses apports alimentaires. Après quelques semaines de repos, en général la reprise progressive du sport peut reprendre autour d'un mois après l'opération selon l'avis médical. - le regard des autres (remarques sur le poids et le corps qui change) - la déception : cicatrices, distension de la peau, poids idéalisé non atteint, - la reprise de poids : les grignotages ainsi que l'augmentation progressive des volumes du bol alimentiare sont généralement à l'origine d'une reprise de poids. L'opération seule n'est pas "la solution miracle, magique", elle doit être accompagnée d'un soutien psycholgique et diététique. - la fatigue : en plus de l'opératoin qui crée un "stress" pour le corps, une fatigue peut apparaître pour plusieurs raisons (apports alimentaires et hydriques insuffisants ou de moindre qualité, oubli dans la prise des compléments alimentaires prescrits par le chirurgien, repos insuffisant, baisse de moral...) - apparition de nouvelles addictions : certaines études ont montré que certains patients développent de nouvelles addictions à l'alcool - la peur de grossir : souvent présente elle peut s'expliquer par la souffrance encore active du "corps gros", le perfectionnisme ou les attentes idéalisées et fixées sur la perte de poids. Cette peur s'accompagne de comportements de restriction cognitive (de contrôle) comme le fait de se priver des collations pourtant indispensables et que le patient opéré considère encore comme des grignotages. - la modification des goûts et des préférences alimentaires avec des aversions pour certains aliments - l'isolement et le retour des difficultés alimentaires : ce point est capital car après plusieurs mois de "lune de miel" caractérisés par une perte de poids souvent fulgurante, et le corps qui se transforme, des troubles alimentaires peuvent apparaître : parmi lesquels des grignotages, de l'hyperphagie (manger de nouveau de grandes quantités conduisant à une distention de l'estomac), la restriction cognitive (tentative de contrôle des apports alimentaires en vue de maigrir ou stabiliser le poids). Cet isolement affecte tous les domaines cités précédemment en augmentant les risques évoqués également. Avec l'opération, le patient va donc viser à trouver son équilibre entre son alimentation, l'activité physique et son bien-être psychologique. Pour y parvenir et prolonger les bienfaits de l'opération, le suivi médical et diététique s'avère précieux ainsi que les communautés de patients opérés sous forme de groupes de paroles ou de réseaux sociaux (se renseigner auprès du centre d'intervention).




POURQUOI UN SUIVI DIETETIQUE APRES L'OPERATION ?


Le suivi diététique est indispensable pour vous aider à vous alimenter correctement afin de couvrir l'ensemble de vos besoins : énergétiques (c'est-à-dire caloriques), nutritionnels (pour éviter les risques de carences) et émotionnels (soutien psychologique notamment pour gérer les envies alimentaires comme les pulsions issues des modifications psychologiques et/ou d'une relation à la nourriture et au corps encore fragilisée donc instable). Trop souvent le suivi diététique est délaissé et les risques de reprendre du poids augmentent. La perte de poids étant souvent fulgurante, on se sent "pousser des ailes" puis de façon insidieuse des comportements alimentaires inadaptés par manque de connaissance de soi et d'entraînements réapparaissent. C'est pourquoi il est essentiel d'envisager l'opération comme un grand coup de pouce qui "marche" s'il est complété par un suivi médical et diététique régulier adapté surtout basé selon une approche bio-psycho-sensorielle. Cette approche à laquelle je suis formée a été élaborée par le groupe GROS et tout à fait compatible et recommandée dans le projet de chirurgie bariatrique. Plus la préparation en diététique comportementale en amont est approfondie plus vous pacifiez votre rapport au corps, à la nourriture, au quotidien et donc optimisez les effets de la chirurgie bariatrique.





BIEN PREPARER SON PROJET 

Avec un suivi diététique en ligne :  

Simplifiez-vous la vie et limitez les déplacements en ville en profitant d'un accompagnement de qualité en vidéoconférence avec Skype.

  • Blanc Icône Instagram
  • White Facebook Icon

Suivi diététique et psychonutrition EN LIGNE

partout en France métropole, dans les dom-tom et les pays francophones

Paris ~ Lyon ~ Marseille ~ Lille ~ Montpellier ~ Nantes ~ Nice ~ Bordeaux ~ Strasbourg ~ Echirolles ~ Grenoble

© 2012 amandineperrot